L’année 2026 marque un tournant majeur pour les entreprises françaises, et particulièrement pour les TPE‑PME. Entre nouvelles obligations légales, montée en puissance de l’intelligence artificielle, attentes collaborateur en pleine mutation et pression managériale inédite, les dirigeants se retrouvent face à des transformations qu’ils ne peuvent plus repousser.
Chez BRAIXT, nous accompagnons au quotidien les petites structures dans ces transitions. Voici ce que 2026 change concrètement pour elles — et comment s’y préparer.
1️⃣ Transparence salariale : une échéance qui bouscule les pratiques
La Directive européenne impose, d’ici le 7 juin 2026, la mise en place de règles strictes en matière de transparence des rémunérations.
Or, 93,8 % des entreprises ne seront pas prêtes à cette échéance, selon une enquête How Much publiée en décembre 2025.
Pour les TPE‑PME, les obligations clés sont :
- Afficher une fourchette de salaire dès la publication d’une offre, voire avant le premier échange.
- Ne plus demander l’historique de rémunération des candidats.
- Permettre aux salariés d’obtenir les rémunérations moyennes liées à leur catégorie de poste.
Pourquoi c’est une opportunité pour les petites entreprises ?
Parce que la transparence renforce leur attractivité, notamment auprès des jeunes générations, très sensibles à la cohérence entre discours et réalité.
2️⃣ L’IA s’invite durablement dans la gestion RH
L’usage quotidien de l’IA dans les pratiques RH a triplé en un an, atteignant 28 % des professionnels RH fin 2025.
Les outils automatisent désormais :
- Le tri des candidatures,
- L’analyse de compétences,
- La création de contenus formation,
- Le pilotage RH via l’analytique.
De plus, l’IA agentique se développe rapidement : ces IA capables d’enchaîner plusieurs tâches facilitent déjà l’onboarding, la paie ou la détection d’erreurs dans les dossiers RH.
Pour les TPE‑PME, c’est l’occasion de gagner un temps précieux… à condition d’être accompagnées sur l’intégration et l’acculturation des équipes.
Chez BRAIXT, cet enjeu rejoint notre conviction : la technologie doit rester au service de l’humain, jamais l’inverse.
3️⃣ Passage massif au “skills-first” : les compétences avant les diplômes
Le recrutement par compétences devient la norme : 81 % des employeurs recrutent déjà sur les compétences plutôt que sur les diplômes.
Les soft skills (communication, adaptabilité, intelligence relationnelle…) prennent une importance majeure, parfois supérieure aux compétences techniques, notamment parce que ces dernières s’automatisent de plus en plus.
Pour les petites structures, c’est une excellente nouvelle : elles peuvent rivaliser avec les grandes entreprises en valorisant leur culture, leur environnement et leur proximité pour attirer des profils motivés, pas seulement “certifiés”.
4️⃣ Le leadership et l’engagement managérial en crise
Le rapport Gallup 2025 révèle un chiffre alarmant : seulement 27 % des managers se disent engagés dans leur rôle à l’échelle mondiale.
En parallèle :
- 75 % des managers se sentent dépassés par leurs responsabilités en 2025.
- Les attentes des collaborateurs se renforcent : quête de sens, reconnaissance, bien‑être au travail.
Les TPE‑PME, où le manager est souvent aussi dirigeant, sont en première ligne.
Les priorités en 2026 :
- Développer un management collaboratif,
- Installer une culture du feedback régulier,
- Professionnaliser les pratiques managériales avec des formats courts et opérationnels.
5️⃣ RSE, CSRD et nouveaux devoirs sociaux : l’humain au centre
Le reporting RSE et la directive CSRD imposent de nouveaux indicateurs RH dans le reporting extra‑financier des entreprises.
Même si les TPE‑PME ne sont pas toutes directement concernées, leurs clients et partenaires leur demanderont de plus en plus :
- Des preuves d’actions en matière d’égalité,
- De qualité de vie au travail,
- De consommation durable,
- D’impact social.
La RSE n’est plus “un plus”. C’est un levier de performance — et chez BRAIXT, c’est un pilier central de notre accompagnement.
6️⃣ Recrutement : l’IA côté candidats change la donne
72 % des candidats utilisent désormais l’IA pour rédiger CV et lettres de motivation, selon une étude Hellowork 2025.
Conséquence : les candidatures sont plus lisses, plus homogènes… et le savoir‑faire du recruteur doit évoluer.
Pour les TPE‑PME, cela signifie :
- Renforcer l’évaluation des motivations réelles,
- Approfondir l’entretien comportemental,
- Tester les situations concrètes plutôt que se fier aux dossiers.
Conclusion : 2026, l’année des choix stratégiques
Les entreprises qui réussiront en 2026 seront celles qui :
- Auront anticipé la transparence salariale,
- Auront intégré l’IA sans renoncer à l’humain,
- Auront investi dans les compétences plutôt que les diplômes,
- Auront renforcé leur culture managériale,
- Et auront structuré une démarche RSE authentique.